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L'hystoria de la Perla


]les secrets de l'ocean 虹虹虹虹


虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 Isaure , belle enfant du berceau Italien se rend en France pour épouser un

虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 Homme de haute lignage, et ami fidèle du roi de France, Louis XV.

虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 Espiègle, cette jeune comtesse refuse tout mariage et désire retrouver

虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 sa ville natale. Mais lors d'un bal ornagisé par la comtesse Angeline

虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 de Saint Blaise, elle va faire la plus surprenante des rencontres... un

虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 jeune palefrenier va chambouler son c½ur avec ses manières

虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 grossières. Cet homme est le valet de Maximilien Salvatorl'ennemie de

虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 son Fiancé Rodrigue Fendorran.










pas de pub pour ton blog !!!!
# Posté le vendredi 23 novembre 2007 04:47
Modifié le mardi 06 mai 2008 13:07

A precious difference

A precious difference
虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 Maximilien Salvator - la rebéllion dans l'âme
虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 il hait le fils des Fendorran

虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 Isaure Esperanza - la sauvage et innocente enfant
虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 Isaure Esperanza refuse l'autorité

虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 Rodrigue Fendorran - l'ami intime du roi
虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 le comte Fendorran est un homme de pouvoir et d'argent


虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 Nicolas Byrme - la violence dans l'âme
虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 le seul qui compte est de hair

虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 Constance Salvator - un soleil matinal
虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 c'est une mère qui est dévorée par la peur de perdre son fils

虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 Aaron Salvator - la solitude d'un homme
虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 le comte Salvator est rompu d'une guerre sans fin

虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 Isaac Lanberg - la volonté de guérir
虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 la seule volonté du père Isaac est de rétablir la paix entre catholiques et protestants.

虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 Helena Esperanza - la femme soumise
虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 elle aime sa fille mais ne sera pas capable de l'aider

虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 Antonio Esperanza - le riche entrepreneur Italien
虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 il ne vit que pour l'argent

虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 Angéline Saint Blaise - un feu oriental
虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 c'est une femme qui aime la fête et s'amuser
虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 Cassandra Lencelet - la douce fleur de printemps
虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 Cassandra aime Isaure comme sa soeur

虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 Sofia Lencelet -la tante lunatique
虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹虹 Sofia est un tyran complexe qui cache un coeur
# Posté le vendredi 23 novembre 2007 05:59
Modifié le samedi 19 avril 2008 06:50

L'hystoria de la Perla

   L[/g ]'hystoria de la Perla
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Scène I
Dans la foret de Rochertern à Paris

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Endormie dans la brune matinale, depuis quelques jours la forêt de Rochestern perdait ses dernières feuilles dorées tout en revétant sa silhouette hivernale. Presque invisible, elle frémissait de froid tout en poussant des nuées de vapeur légères et silencieuses.

En observant la douce Isaure qui chevauchait à côté de lui le comte Rodrigue Fendorran semblait soucieux de la voir si calme. Elle n'avait pas prononcé un mot de toute la promenade. Que manigançait-elle donc ? La jeune fille s'était jointe à lui sans protester mais sa soumission n'était qu'une ruse. Qu'elle eut changé d'avis quant à son départ de Paris, Rodrigue n'y croyait pas un seul instant. Il savait que ce séjour en France lui paraissait durer une éternité. Isaure préférait l'exotisme et le charme de sa belle ville italienne. Mais l'innocente Enfant ignorait le destin qui l'attendait. Son père, le conte Esperanza désirait assurer son avenir en l'obligeant à devenir son épouse.

Enfouissant son visage dans les plis de sa veste, Isaure soupira en elle-même. Jamais elle ne s'était vue refuser quoique ce soit jusqu'à maintenant. Ses yeux se portèrent sur Rodrigue qui se tenait près d'elle. Il ne se trompait guère en supposant qu'elle complotait quelque chose. Personne même pas son père l'interdiraient d'agir au mieux dans l'intérêt de sa liberté.

La jeune fille avait deviné depuis longtemps les intentions de ses parents mais elle préférait jouer la sotte plutôt que de comprendre les attentions de Rodrigue à son égard. Il était un homme qui l'a rebuté. Pire encore il n'était qu'une source d'ennuie et de froideur qu'elle préférait repousser...Même sa mère qu'elle aimait tendrement semblait en accord avec son mari. La soumission qu'elle exerçait parfaitement face à son père l'horripilée.

Levant les yeux, Isaure scruta le ciel brunâtre au dessus d'eux afin d'oublier ses tourmentes.

- vous cherchez quelque chose Isaure ?


La jeune fille sursauta et son cheval fit un écart. Lorsqu'elle ramena sa monture à sa hauteur, elle maudit sa nervosité. Puis tout en lui décochant un bref regard, Isaure reporta les yeux sur le chemin qu'ils suivaient.

- c'est un reproche ? Rétorqua t-elle.
- Soyez indulgente, mademoiselle. Vous ne pouvez pas m'en blâmer. Il y a deux jours vous vous êtes enfuie vers le port sans tenir compte de l'état d'inquiétude de votre mère. Répliqua t-il durement en s'approchant d'elle. Votre père était furieux.
- N'exagérez pas la situation Rodrigue. Je ne me suis pas enfuie. Dit Isaure d'un ton acerbe. J'ai accueilli ma cousine au port comme le veut ma bonne éducation et le devoir qu'il convient à une jeune fille de mon rang.
- Demoiselle agissez vous toujours sans réfléchir ? Vous délimitez vos devoirs dans un ordre trop superflu il me semble...
- Cessez de me prendre pour une simple d'esprit ! s'écria t-elle furieusement.
- Votre jeune age vous fait défaut ma mie. Vous êtes trop jeune pour prendre ce genre de décision et encore bien précoce pour vous emportez ainsi. Ne nous disputons pas.


L'estomac de la jeune fille se contracta de colère. Estimant avoir fait assez de concession pour aujourd'hui elle éperonna vigoureusement son cheval. Penchée sur l'encolure, Isaure épousait les mouvements de l'animal lancé au grand galop. Ses cheveux que sa cousine avait noués en chignon sur sa nuque se défirent et tombèrent sur son dos. Seule, une tresse naissante à la bordure de son front n'avait bougé sous l'effort qu'elle venait de faire.

Elle prit un tournant s'éloignant du chemin et sentit qu'il se passait quelque chose d'anormal. Une crevasse profonde s'imposa à elle sans qu'elle puisse la prédire. Isaure comprit qu'elle n'avait qu'une demie seconde pour se décider. Quoi qu'elle fit elle était en danger c'est pourquoi la comtesse décida de faire confiance à sa monture espérant que celle-ci réagisse intelligemment. Comme si Dalia avait pénétré les pensées de sa jeune maîtresse elle sauta de justesse dans un équilibre fragile toutefois.
Isaure respira bruyamment et ferma les yeux tout en laissant échapper un crie de soulagement.


- merci ma chère amie. Je savais que tu ne me laisserais pas tomber. Murmura t-elle à l'animal qui semblait aussi nerveuse qu'elle.

A cet instant Isaure s'en voulut énormément. Rodrigue n'avait peu être pas tord lorsqu'il disait qu'elle prenait des décisions irréfléchies...elle venait d'effleurer une catastrophe qui aurait pu la mettre dans une situation embarrassante.

Le bruit léger d'une rivière sortit la jeune fille de ses pensées. Décidant de rafraîchir Dalia et calmer son esprit, elle prit le chemin de la rivière afin de se ressourcer.
Se laissant guider par les sifflements de l'eau, elle arriva au bord d'une rivière aux eaux vives et profondes qui coulaient avec vivacités. Une magnifique cascade au loin se jetait bruyamment dans un lit de mousse blanche. La source prenait naissance dans une roche grise en hauteur où des bouquets de chênes répandaient une ombre dense. C'était un autre monde, où l'air était agréablement frais. Cette douceur lui faisait penser au conte que sa mère lui raconter lorsqu'elle était enfant. Dalia ne perdit pas de temps à contempler le paysage et but immédiatement l'eau fraîche. Isaure retira immédiatement ses bottes puis lorsque l'eau lui caressa les chevilles, elles se contractèrent.


- elle est froide ! s'exclama t-elle en éclatant de rire. Dalia ! s'écria t-elle brusquement. Revient ici.


La jument semblait vouloir plus d'une simple gorgée d'eau. Dalia se précipita vers l'étendue de la cascade sans tenir compte des protestations de sa jeune maîtresse.


- tête de mule ! L'eau est glacée. S'exclama t-elle en se chaussant rapidement. Tu es à l'image de ta maîtresse, il n'y a pas de doute là-dessus. Remarqua la jeune fille en exprimant un sourire. Une vraie petite sauvageonne !

Suivant la jument qui s'enfonçait dans les profondeurs de l'eau, Isaure la suivait sur la bordure sombre du sol. Un frémissement lui parcourut le long de la colonne vertébrale lorsqu'elle vit un tas de vêtement masculin posé sur un gros rocher noir. Au même moment sa jument la rejoignit jugeant peu être qu'un bain hivernal pouvait être une mauvaise idée. Isaure décida de faire demi tour quand elle remarqua derrière la cascade un homme nu comme un verre. L'esprit de la jeune fille traduisit tout de suite cet acte comme une bêtise sans fond ! Comment pouvait-il supporter la froideur de l'eau dans cette posture si naturelle ? Elle rougit brusquement lorsqu'elle se mit à l'observer en détaille. Il était de grande taille et ses cheveux Châtain lui collaient le front. Ses largues épaules et ses jambes musclées légèrement trahissaient son âge. Il devait avoir pas plus de 25 ans se dit la jeune fille en souriant. Il avançait de rocher en rocher avec l'aisance d'un animal sauvage une main posée sur sa poitrine. C'est alors que ses yeux d'un bleu profond rencontrèrent ceux de la jeune fille.


# Posté le vendredi 23 novembre 2007 12:07
Modifié le jeudi 17 avril 2008 14:34

L'hystoria de la Perla

   L[/g ]'hystoria de la Perla
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Scène II
Dans la foret de Rochertern à Paris
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Isaure frémit sous l'insistance de ce regard bleu, qui produisait sur elle un si étrange effet. Néanmoins consciente de son audace, la jeune fille prit refuge derrière un chêne gris. Sa respiration s'accéléra et son c½ur tambourina fortement dans sa poitrine. Ce petit jeu l'effrayait autant qu'il pouvait la distraire. Elle n'avait jamais vu le corps d'un homme mais celui là était particulièrement séduisant. Confuse par ses pensées, Isaure rougit jusqu'à la racine de ses cheveux. Il fallait à tout pris qu'elle disparaisse de cet endroit féerique. Jetant un dernier coup d'½il timide à l'inconnu, elle constata avec peine qu'il avait disparu. Après tout, peu être était-il un mirage ? Une simple vision naissante de son inconscient...
Deux mains puissantes se plaquèrent sur ses épaules, sortant violemment la jeune fille de sa rêverie.

- Isaure ! Gronda Rodrigue.

Il obligea la jeune fille à lui faire face en la faisant pivoter sur elle-même. Isaure faillit perdre l'équilibre lorsqu'il l'obligea à le suivre.


- votre petite escapade, n'était pas une bonne idée. Continua t-il en la toisant du regard.
- Comment osez vous me traiter de la sorte ? S'indigna t-elle.
- Vous vous êtes introduit sur les terres du duc Salvator.
- Il s'agit d'un parc privée ? s'exclama t-elle en repensant honteusement à l'inconnu.



Le rouge lui monta aux joues. A l'occurrence, cet homme avait tous les droits d'être là contrairement à elle.... A cet instant la jeune fille souhaita que l'inconnu n'est pas remarqué sa présence car la confusion de la situation était plus qu'embarrassante.

- S'ils savent que nous sommes ici, je crains que nous soyons en danger. Répliqua Rodrigue nerveusement en tirant Dalia par l'encolure.
- vous exagérez. Répliqua Isaure en le dévisageant de mauvaise grâce.
- Nous pensons que les Salvator ont un lien avec le culte du désert.
- Le culte du désert ? Répéta Isaure en haussant un sourcil.
- Une secte. Expliqua t-il en l'aidant à monter son cheval. Leurs ancêtres étaient protestants mais aujourd'hui ils se cachent tous pour éviter l'échafaud.


De 1685 à 1787, est la période la plus sombre du protestantisme français. Le culte est interdit, les temples rasés, les pasteurs emprisonnés ou exécutés. 200 000 protestants choisissent l'exil dans les pays voisins (Europe du Refuge) ; dans les Cévennes, la révolte des Camisards est une aventure héroïque sans lendemain. Entre soumission apparente et clandestinité (culte au Désert), une poignée de fidèles maintiennent la flamme du protestantisme. Progressivement, l'influence des idées des Lumières atténue les persécutions : " toléré " administrativement en 1787, le protestantisme français ne retrouve sa liberté qu'en 1789.


-Ce sont des êtres rigides et austères qui ne respectent pas notre religion. Leur familiarité est tout bonnement scandaleuse. Continua Rodrigue le regard haineux.

La jeune fille sursauta. Comment pouvait-il avoir tant de haine dans ce regard marron ? Le dégoût de ce mouvement allait beaucoup plus loin de ce qu'il pouvait admettre. Un conflit grave et dangereux devait lier le nom de Salvator à Fendorran. N'osant pas approfondir les questions qui lui brûlaient les lèvres, Isaure préféra garder le silence.


&


Isaure pénétra sa chambre et rassembla rapidement quelques effets. Devant la cheminée un cuveau d'eau fumante attendait, isolé par un paravent.

- parfait ! s'exclama t-elle en se débarrassant de sa tenue de cheval.

Elle dispersa dans l'eau une poignée de pétale de rose et enjamba le bord de la cuve afin de s'immerger dans l'eau délicatement parfumée. Une chaleur bienfaisante l'envahit et ses muscles se détendirent. Tout en se passant doucement sur le corps le savon à la pêche que sa nourrice confectionnée, Isaure perdit peu à peu la notion du temps rêvant secrètement à son inconnu.
Un courant d'air froid s'engouffra dans la pièce et elle comprit qu'elle n'était plus seule. La jeune fille replia les genoux et s'enfonça pudiquement dans l'eau.


- qui est là ? S'exclama t-elle nerveusement.
- Sûrement pas Rodrigue ! S'exclafa une voix qu'elle connaissait bien.
- Cassandra ! s'écria Isaure en riant.



Cassandra traversa la pièce et rejoint sa cousine derrière le paravent. Elle lui tendit sa robe de chambre lorsqu'elle se trouva à son hauteur.


- il parait que tu as chevauché avec Rodrigue. S'exclama Cassandra en l'aidant à sortir du bain.
- je pensais trouver un moyen de l'influencer sur notre retour en Italie mais cet homme est pire d'un élève obéissant ! Il préfère s'attiser les faveurs de mon père plutôt que les miennes. Il m'a vite agacé et...
- Et connaissant ton caractère tempétueux tu n'as eu aucune patience. Coupa Cassandra en éclatant de rire.


Isaure prit place devant sa table de toilette alors que Cassandra s'attela à la coiffer.


- tu m'as l'air d'être bien pensive. Remarqua Cassandra en posant sa main sur son épaule.
- Connais tu la famille Salvator ? Demanda Isaure en se tournant vers sa cousine qui paraissait surprise par sa question.
- Il me semble que Salvator et Fendorran sont liés par un conflit perpétuel qui daterait depuis plusieurs générations déjà. Répondit Cassandra. Durant ton absente, monsieur Bryne a débitait un discours fort désagréable sur cette famille. Tout remonte depuis Le 24 août 1572, le jour de la Saint-Barthélemy. Le carillon de l'église de Saint-Germain l'Auxerrois, a donné le signal du massacre des protestants, à Paris et dans le reste du pays. Le fils Salvator aurait tué l'unique fille Fendorran qui contait annoncer au gouvernement que la famille Salvator était protestante. C'est effroyable d'autant plus que cet homme et cette femme devait s'unir devant l'évêque. D'après monsieur Bryne, les Salvator affichent un catholicisme irréprochable. Mais il ne s'agit que d'une ruse pour se protéger car le nom Salvator serait à la tête d'une secte.
- Le culte du désert. Répondit Isaure en laissant paraître un léger sourire.
- J'en ai froid dans le dos. Soupira Cassandra nerveusement. J'espère ne jamais rencontrer un Salvator. D'après monsieur Bryne, ils sont rigides et austères mais surtout très dangereux.


Isaure resta perplexe. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C'est là le premier et le plus grand commandement. Et le second est semblable au premier : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. N'est pas le principal ? Pourquoi ne pas tout simplement se respecter alors que protestant et catholique ont le même but... Les racines de l'amour semblaient bien souillées par leurs affrontements ....
La porte de la chambre s'ouvrit brusquement.

- mesdemoiselles !!! Gronda une voix féminine. Il serait tant de laisser les bavardages et hâtez vous de vous préparez. Le bal de madame Saint Blaise commence dans quelques heures.
- Allons ma s½ur, laissons nos filles savourer cet instant. Il s'agit de leur première réception. Répliqua une autre voix derrière le paravent.
- Maman ! s'écria Isaure en se précipitant vers elle. Permettez moi de porter ma robe rouge.
- Si cela te convient ma fille. Tu ressembles à un champs de fleur minauda sa mère en l'embrassant tendrement sur la joue.
- Hélène. Gronda Sofia. Tu as tort de flatter cette petite. Elle va finir par croire qu'il est normal pour une jeune fille de n'accorder aucune attention à sa présentation. Cette robe n'est pas assez élégante à mon goût. Quand j'étais à la cour du roi...
- Aucune dame n'aurait oser paraître...Enchaîna ironiquement Isaure sous le regard complice de sa cousine.
- Aucune dame n'aurait osé paraître dans des vêtements dont les teintes n'auraient pas été parfaitement assorties. Mais le plus important est l'élégance de la tenue car..
- Ridicule ! Coupa Isaure en haussant les sourcilles.
- Votre insolence me confond ! Ce n'est pas à une jeune fille de votre age de juger de l'ordre des choses. Vous ne pourrez jamais séduire un homme convenable avec un tel discours.
- Séduire un homme ? et pour quoi faire ?! S'exclama Isaure en dévisageant sa tante.
- Isaure ! Reste correct. Gronda la voix de son père qui s'introduit dans la chambre. Tu n'es qu'une source de désolation et de frustration. Prend donc exemple sur ta cousine qui ne se permet pas de telle inconvenance
.

Isaure baissa les yeux. Cassandra prit la main de sa cousine pour la presser contre la sienne. Les jeunes filles échangèrent un regard complice. Isaure savait que sa cousine l'aimait comme une s½ur et pour rien au monde elle aurait pu la blesser ou la froisser dans quoi que ce soi. Son père avait toujours eu la fâcheuse habitude de les comparer sans penser que cela pouvait être blessant. Mais la vérité était qu'il n'avait jamais véritablement aimé sa fille et la frustration de n'avoir eu aucun fils était une déception que sa fille devait subir.
# Posté le dimanche 02 décembre 2007 09:25
Modifié le jeudi 17 avril 2008 14:34

L'hystoria de la Perla

   L[/g ]'hystoria de la Perla
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Scène III
Domaine de Rodrigue Fendorran à Paris
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Isaure ne protesta même pas quand sa vieille nourrice l'aida à enfiler la robe que Sofia avait choisie. La jeune fille eut la certitude que sa tante avait optée ce modèle à cause de sa couleur blanche car traditionnellement elle était le symbole de la jeunesse et de la beauté féminine qui n'avait encore jamais connue une soirée mondaine. En d'autre terme il s'agissait du passage de l'enfance dans le monde adulte. D'après Sofia, cette évènement était très important dans la vie d'une femme car il était le résultat d'une vie réussit ou pas. Mais pour Isaure il s'agissait d'une vente aux enchères où elle représentait le produit que les hommes désiraient obtenir.
Lorsqu'elle se regarda dans la miroir, elle parut surprise par sa taille mince qui épousait parfaitement le tissus de la robe. La douce enfant avait laissé place au charme d'une femme fragile.
Pour Isaure, les yeux des hommes n'étaient que des poignards et des métronomes en retard qui admiraient les femmes et qui les insultaient. Isaure se fit la promesse de repousser cache folie masculine. Aucun d'eux n'aurait le privilège de l'approcher.

- les femmes sont des fleurs. S'exclama la vieille nourrice en l'admirant de plaisir.
- Des fleurs que les hommes fânes. Répliqua Isaure.
- Ne dit pas ça ma chère petite. S'exclama Louisa en prenant ses mains dans les siennes. Tu n'es pas ce que tu veux faire croire. Tu cherches comme toutes les autres le c½ur d'un homme.
- S'il se pique, il ne faut pas pleurer...


Ce soir la comtesse Saint Blaise comptait laisser un souvenir divin dans les esprits de ses invités. Milles lumières brillaient sous une palette colorée de robe et de diamant scintillant.
Une largue porte s'ouvrit laissant apparaître des notes fluettes d'une symphonie légère et sucrée. Les musiciens semblaient porter la salle dans une atmosphère féerique en accordant une valse enjouée à quelques danseurs joyeux. Quelques valets coiffés de perruque blanche et poudrés arboraient une droiture impressionnante. Un grand nombre de gourmet dévorait avec plaisir les mets fins qu'ils leur étaient présentaient comme des délices tout droit venu d'un monde paradisiaque. Un lustre gigantesque trônait la pièce de façon majestueuse apportant l'immensité d'un rêve orientale. Les bougies qu'il contenait danser continuellement comme des anges dans un ciel étoilé. Plus bas, De longues traînes rouges arpentaient la bordure des fenêtres laissant apparaître un magnifique jardin indien. La comtesse Saint Blaise parut ravis de ce qu'elle pouvait entrevoir. Cette soirée semblait parfaitement réussie à un tel point que le petit Parisien parlerait d'elle dans tout Paris. Un point noir obscurci néanmoins le tableau de son bonheur. Elle aperçut la nervosité du duc Salvator en voyant arriver la famille Fendorran.
Hector Salvator affichait une attitude nerveuse à en juger par les sautillements de ses épaules. Son visage s'obscurcie de colère et son regard devint livide. La duchesse Salvator posa sur l'épaule de son époux une main délicate afin de le calmer. Le couple disparus par la fenêtre du balcon qui donnait directement sur les jardins.
La duchesse Saint Blaise soupira. Peut être aurait-elle du éviter d'invité le comte Fendorran ? Mais il avait la faveur de la cour royale. Ne pas l'inviter était un affront qu'elle ne pouvait admettre en de telle circonstance.


- Comte Fendorran ! S'exclama la comtesse de Saint Blaise en posant une main délicate sur son épaule.
- Angeline. C'est un réel plaisir d'être ici. Répliqua Rodrigue en lui souriant chaleureusement. Je vous présente le vicomte Esperanza ainsi que sa femme Hélène et leur douce fille, Isaure. Continua t-il en tapotant légèrement la main de la jeune fille.
- Nous sommes ravis d'être invité dans une des plus belle maison de France. Complimenta le Vicomte Esperanza.
- C'est trop d'honneur monsieur. Les amis de Rodrigue sont les miens. Vous êtes les bien venu. S'exclama la comtesse de Saint Blaise en minaudant un sourire.
« C'est pathétique. » Pensa Isaure en détacha discrètement le bras de Rodrigue du sien afin de rejoindre sa cousine.
- Madame de Lancelet est la s½ur de la comtesse Esperanza et Cassandra est sa fille. Continua Rodrigue en désignant Sofia qui s'avança immédiatement.
- Madame. Dit Sofia en effectuant une révérence.
- J'espère que vous passerez tous une agréable soirée. Déclara la comtesse en les conduisant vers la foule de convive qui semblait passer un merveilleux moment.

Isaure prit sa cousine par le bras et s'approcha d'elle discrètement.

- voici toute l'hypocrisie bourgeoise. Murmura t-elle en dévisageant leur hôte. Je suis sur qu'il y a plus qu'une simple amitié entre notre chère comtesse de Saint Blaise et notre bel âtre.
- Tu penses ?! S'exclama Cassandra en posant sa main sur ses lèvres. Elle a 10 ans de plus que Rodrigue.
- Justement, je suis sur que le comte Fendorran dissimule quelque idées lubrique. Répliqua Isaure en riant.


Isaure vit la comtesse de Saint Blaise se pencher familièrement vers Rodrigue. Celui-ci farut soudainement sombre et nerveux. Il balaya la salle d'un regard perplexe avant de se retourner vers elle comme s'il avait subitement remarqué son absence à ses cotés.

- Vicomte Esperanza permettez moi de vous présentez quelques amis proches. S'exclama Rodrigue en échangeant un regard complice avec son père.
- Je vous suis monsieur.


Lorsque les deux hommes s'éloignèrent vers un attroupement d'homme élégant, Angeline de Saint Blaise leur présenta quelques femmes pétillantes de malice et de richesse qu'elles savaient bien mettre en valeur. Isaure en profita pour leur fausser compagnie avec sa cousine.

- et si nous allions sur le balcon ? L'atmosphère y est beaucoup plus respirable. Proposa Cassandra.
- Tu as raison ma chérie. Peu être trouverons nous un chemin pour nous enfuir. Ironisa Isaure en expriment un sourire.
- Quelle diplomate tu fais ! « La modération est ma devine ma fille, sans doute devriez vous en prendre note au lieu de courir vers tant de désolation. Prenez donc exemple sur votre cousine ». Imita Cassandra en prenant une voix grave.
Isaure secoua la tête amusée et se mit à rire.

- je te trouve un tour d'esprit fort coquin, Cassandra.
- Pas plus que le tiens ! répliqua sa cousine sans pouvoir retenir son fou rire
.
# Posté le mardi 04 décembre 2007 14:31
Modifié le jeudi 17 avril 2008 14:34